Mozeika a rendu visite à l’espace de coworking La Belle Verte

L’espace de coworking La Belle Verte

Mozeika a fait une présentation à l’espace de Coworking La Belle Verte, située dans la Communauté d’agglomération de Sophia Antipolis à la Colle sur Loup, sur le thème :

« une alternative aux structures classiques : découvrez la Coopérative d’Activités et d’Entrepreneurs« .

 

La Belle Verte Espace de coworking à La Colle sur Loup
L’espace de coworking La Belle Verte : c’est là !

 

Françoise LELIEVRE, nous a accueillie dans cette belle et authentique bâtisse de 200 m2, en plein cœur du village de la Colle sur Loup. Dans la cuisine spacieuse transformée en espace de réunion, nous avons évoqué avec les entrepreneurs présents, ce que pouvait leur apporter Mozeika et ce nouveau statut d’entrepreneur-salarié. La présentation s’est terminée par un apéritif partagé avec les résidents de l’espace de coworking et les invités du jour, dans le patio ombragé de la maison.

Les 3 questions pour aller plus loin

Puis, nous avons posé nos « 3 questions pour aller plus loin », à Françoise, inspiratrice et gestionnaire du lieu.

Question n°1 : Où sommes-nous ici ?

« La Belle Verte est un espace de coworking et une communauté d’entrepreneurs. Elle est située en milieu péri-urbain, niché au cœur du village de la Colle sur loup et à 5 mn en voiture du Polygone.

Créé en avril 2015, il y a 2 ans et demi, plus de 40 coworkeurs ont aujourd’hui rejoint l’espace. Les profils sont très variés : des webdesigners, des traducteurs, des architectes d’intérieurs, des consultants, des salariés nomades …

Le lieu est atypique car il mélange entrepreneuriat et bien-être. Le but est de travailler « comme à la maison » avec la stimulation du collectif en plus. »

Question n°2 : Qu’est-ce qui t’anime le plus ?

« Ce qui m’anime est de contribuer à ce que les entrepreneurs qui choisissent de vivre de leur activité se développent et s’épanouissent. Et au-delà de ce choix, c’est de contribuer à faire prendre conscience à d’autres entrepreneurs qu’elles peuvent se faire confiance et vivre de leurs ressources personnelles, de leur potentiel. En fait, c’est les aider à faire le grand saut.
 
Mon souhait est de créer du lien entre personnes d’horizons différents, décloisonner, faire se rencontrer des gens aux profils différents. Développer les liens en s’appuyant d’abord sur la richesse des personnes avant celle du métier.
 
La plus belle récompense pour moi est de voir les gens (re)prendre confiance en eux-mêmes, prendre leur envol et constater qu’ils ont pris conscience de leurs ressources, de leur potentiel. Ils peuvent alors s’entraider, retrouver des valeurs et des ressources essentielles pour continuer leur route. »

 Question n°3 : Un seul conseil à donner aux entrepreneurs présents et futurs ?

« Suivez votre vibration, votre intuition, écouter votre petite voix, celle que nous avons tous en nous et qui nous invite à y aller. Puis, prendre le temps pour attendre le bon moment. »
 « Ce à quoi on croit, on le crée »

 

Lieu : Espace de coworking la Belle Verte, Place Eugène Sue, 06480 La Colle Sur Loup
Site web : www.la-belleverte.fr
Contact : contact@la-belleverte.fr

 

Faux micro-entrepreneur ou vrai salarié ?

Le statut de micro-entrepreneur peut cacher celui de salarié. La question du véritable statut peut se poser pour de nombreux prestataires indépendants, qu’ils soient free-lances, consultants, formateurs…. Faux micro-entrepreneur ou vrai salarié ?   Vrai micro-entrepreneur ou faux salarié ?

En effet, l’activité qu’ils exercent pour le donneur d’ordre, est-elle si « indépendante » que cela ?

La réalité peut rattraper le prestataire qui se serait trompé de statut, volontairement ou non.

La présomption de non salariat

Cette question du faux micro-entrepreneur ou vrai salarié n’est pas nouvelle. Déjà, dans le rapport Barthélémy « refondation du droit social : concilier protection des travailleurs et efficacité économique », la question des « faux-salariés » était posée.

Puis, pour le professionnel inscrit comme indépendant au registre du commerce (RCS) ou au répertoire des métiers (RM), la loi a considéré qu’il était présumé ne pas être salarié. Cette présomption de non salariat se déduisait du fait que ce professionnel était bien indépendant puisqu’il avait fait choix de ce statut pour l’exercice de son activité.

Mais, là encore, une telle inscription peut masquer un vrai salariat, qui se manifeste s’il existe un lien de subordination juridique avec le client. C’est le cas par exemple si le client peut décider seul, de manière unilatérale, des conditions d’exécution de la prestation convenue.

Avec le statut d’auto-entrepreneur créé par la loi du 4 août 2008, cette présomption de non-salariat a été renforcée. Là encore, la loi déduit que ce professionnel est présumé non salarié puisqu’en qualité d’auto-entrepreneur, il a choisi de se soumettre librement à un régime juridique social et fiscal simplifié. Il est donc également censé décider librement de ses conditions de travail.

Pour un faux micro-entrepreneur ou vrai salarié, que se passe –t-il en cas de faillite du client ?

Mais qu’en est-il vraiment ? L’indépendance juridique, mais aussi l’indépendance économique, sont-elles réelles ?

L’indépendance économique est devenue plus importante que son pendant juridique. C’est elle qui est prise en compte pour éventuellement requalifier le free-lance.

Dans la pratique, la question de la requalification du statut se pose par exemple, en cas de cessation des paiements du donneur d’ordre : celui-ci ne peut plus payer son prestataire. Si ce dernier avait été salarié, sa créance salariale aurait été couverte par les AGS. Mais qualifié de travailleur indépendant, non seulement il ne sera peut-être pas réglé de sa prestation, mais en plus, il ne bénéficiera pas d’indemnités, par exemple de chômage.

L’offensive vient souvent de l’URSSAF quand elle conteste le montage créé par l’entreprise en liquidation. Elle va dès lors essayer de démontrer la pression exercée sur le free-lance. Et le faux statut.

Si l’URSSAF peut prouver le travail salarié, elle réclamera à l’entreprise, qualifiée d’employeur, les cotisations sociales non réglées au titre du contrat de travail non déclaré.

Quand bien même, le free-lance aurait vraiment souhaité s’identifier comme micro-entrepreneur, peu importe la volonté des parties. C’est toujours la réalité des relations de la collaboration qui compte et la façon dont est accomplie la prestation.

> > > Alors, faux micro-entrepreneur ou vrai salarié ? Choisissez le bon statut.